Dimanche 23 février – BELBEUF – Rando pot au feu

Jean-Yves et Gérard vous proposent, comme l’an dernier, de nous retrouver pour la traditionnelle rando resto pot au feu au départ de Belbeuf.
Le matin : rendez vous sur le parking proche de la mairie. Départ à 9 heures précises, pour une boucle de 12 km, au parcours vallonné.
L’après midi : départ à 14 heures du même endroit pour une boucle de 11 km sans difficulté.
Le midi, le «  Belbeuf Bar  » nous propose pour 18€, la même formule de menu qu’en 2019 soit : Kir, bol de bouillon, pot au feu avec ses légumes, café gourmand, 1/4 vin rouge ou rosé ou bière pression.
Les inscriptions au repas sont à faire, accompagnées du chèque à l’ordre du « Belbeuf Bar » jusqu’au samedi 15 février au plus tard, à l’adresse suivante : Gérard Décultot 130 Route de Paris 76240 Le Mesnil Esnard.
Pour vous rendre à Belbeuf, compter 30 minutes du centre de Rouen. Contacts : Jean-Yves 06 81 23 82 95 ou Gérard 06 30 87 03 13.

HAMAMÉLIS, VIBURNUM, CALAMUS ET PISCIDIA….

C’est le 7 octobre 1732 à Celloville que naît Gilbert SOURY fils d’un modeste rubannier. A la tête de la paroisse, l’abbé Delarue, un prêtre remarquable par ses connaissances de la médecine et par les remèdes composés de plantes qu’il distribue gratuitement. On vient le consulter de toute la Normandie, de France et d’Angleterre. L’abbé DELARUE remarque la vive intelligence du jeune Gilbert SOURY. Il l’instruit, lui enseigne le latin, l’initie à la connaissance des plantes médicinales et le dirige vers l’état ecclésiastique.

En 1764, l’abbé SOURY est ordonné prêtre et nommé chapelain du prieuré de Saint-Adrien puis, la même année, chapelain de la chapelle Saint-Antoine en l’église d’Alizay. Il restera attaché à la paroisse pendant plus de 25 ans, remplissant scrupuleusement son ministère et apportant aux malades le soulagement qu’il pouvait leur procurer par sa science des « simples ».

En 1793, il refuse de prêter serment « liberté, égalité » et est arrêté et interné à la maison des Ursulines. Sa renommée médicale passe les murs de la prison et lui apporte le salut. En effet, c’est la guérison du député de l’Eure à la Convention, Robert Lindet, qui va le faire sortir de prison en janvier 1795.

Redevenu libre, l’abbé Soury se réfugie à Rouen où il reprend son ministère sacerdotal. Il célèbre la messe dans l’arrière-boutique d’un confiseur, située passage d’Etancourt, mais la municipalité rouennaise, inquiétée par le nombre des fidèles qui s’y rendent, met en demeure le prêtre réfractaire de quitter la ville.  L’abbé Soury se retire alors dans sa maison natale à Celloville et occupe tout son temps à donner des soins aux malades qui viennent de tous les coins de France pour le consulter. L’abbé Soury meure à Celloville le 12 janvier 1810 âgé de 77 ans.

La Jouvence de l’Abbé Soury est une solution à base de plantes (Hamamélis, Viburnum, Calamus et Piscidia), inventée en 1745 par les abbés DELARUE et SOURY qui lui donnèrent alors le nom de « Tisane des deux Abbés ». Elle fut commercialisée à plus grande échelle au XIXe siècle par Magloire Dumontier, arrière-petit-neveu de l’abbé Gilbert SOURY

Cette solution est préconisée pour les troubles de la circulation et leurs diverses manifestations et a un but veinotonique, vasoconstrictrice et anti-inflammatoire, mais ces propriétés ne sont pas démontrées cliniquement. Avec 500.000 boîtes vendues annuellement, et après plus de 250 ans d’existence, elle reste le leader des médicaments veinotoniques non remboursables en France, car au service médical jugé insuffisant.

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