Jeudi 20 février – MONT-SAINT-AIGNAN – Rando santé

Samuel et Martine vous donnent rendez-vous à 14 h sur le parking à l’angle de la rue Maréchal Juin et de la rue Maréchal de Lattre de Tassigny à Mt St Aignan pour un parcours de 6 km, en partie en Forêt.Vous pouvez vous y rendre en empruntant le bus N°8 Arrêt Cité U du Bois.
Bien se renseigner sur les conditions de participation à respecter notamment en matière de santé soit sur le site internet ou auprès du responsable de la randonnée Samuel au 06 24 91 01 97.

 

Du Mont-aux-Malades à Mont Saint Aignan….

C’est à l’endroit actuel de la clinique du Belvédère que les chanoines de Saint-Augustin ont choisi pour fonder, à une date incertaine mais avant 1135, un prieuré placé sous le vocable de saint Jacques.
La mission des chanoines était d’accueillir et de soigner les lépreux, c’est pourquoi ils avaient choisi de s’établir à l’extérieur de la ville, dans un secteur alors inhabité. Ils recevaient les lépreux de 20 ou 21 paroisses de Rouen avec lesquelles ils avaient un accord.
Lorsque quelqu’un était soupçonné d’être atteint par la lèpre, c’était l’official (clerc représentant la justice de l’évêque), assisté de médecins et de chirurgiens, qui était chargé de constater la maladie. Le malade était alors conduit en procession de Rouen aux Mont-aux-Malades, en passant par la rue de la Maladrerie. Il était accueilli par le prieur qui constatait qu’il appartenait bien à l’une des paroisses de Rouen du ressort du prieuré. Il était ensuite conduit à sa nouvelle demeure, une simple cabane située dans l’enceinte du prieuré, mais une galerie permettait aux lépreux de rejoindre l’église à l’abri des intempéries. 
Les lépreux étaient tenus d’apporter avec eux un petit mobilier : paillasse, vaisselle, linge… Ils vivaient d’aumônes et de quêtes faites pour eux dans les paroisses les dimanches et fêtes.
À leur mort, ils étaient enterrés dans l’enclos même du prieuré.

Au XVe siècle, il y avait encore de nombreux lépreux. Au XVIe siècle, leur nombre diminue rapidement et au XVIIe siècle, le prieuré cesse d’être une léproserie pour devenir un simple monastère où les chanoines se consacrent à la prière, à la célébration des offices et à l’étude.
L’église Saint Thomas due à la générosité de d’Henri II roi d’Angleterre (1174) pour expier le meurtre de son ami Thomas Beckett jouxte le centre hospitalier du Belvédère. Du prieuré, exemple d’architecture romane, il ne reste que quelques travées.

En 1819, une ordonnance royale réunit en une seule commune les deux paroisses du Mont-aux-Malades et de Saint-Aignan : Mont-Saint-Aignan est né. Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune connait une première évolution. Sa vocation résidentielle s’affirme notamment du côté du quartier Saint-André. Celui-ci voit s’implanter très rapidement des villas et des immeubles dans la continuité de Rouen.

Après la Libération, la vie de la commune s’inscrit délibérément dans le grand mouvement d’urbanisation rapide des plateaux nord de l’agglomération rouennaise. Le besoin d’espace et de logement provoque un doublement rapide de la population.
À mesure qu’apparaissent les logements, une vigoureuse politique d’équipements publics est menée : équipements scolaires, centre sportif et piscine, centre culturel, centre de loisirs et de rencontres, centre commercial, zone d’activités… La construction d’un nouvel hôtel de Ville, en 1975, et le déplacement de l’ancien cimetière du Mont-aux-Malades symbolisent le changement profond d’une commune rurale en une commune urbaine.
Aujourd’hui, Mont-Saint-Aignan compte près de 20 000 habitants.

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