Samedi 23 novembre – LA HAYE -Rando Restaurant

2019

(Cette journée de randonnée a lieu le samedi plutôt que le dimanche à cause de chasses annoncées sur les parcelles de forêt que nous traverserons, contrairement à ce qui était initialement prévu au programme).
Daniel et Jean-Yves vous invitent à une randonnée en plaine, forêt et sur les bords de l’Andelle. Rendez-vous sur le parking du restaurant « La petite Bouff’Haye » situé à l’entrée du village.
Le matin, départ exceptionnellement à 9h00 pour une boucle paysagée de 11,5 km (2 montées sans difficulté)
Le midi nous déjeunerons au restaurant « La petite Bouff’Haye » à 12h00.
Au menu : Kir, Croque de la Haye (surprise du Chef), Sauté de porc sucré salé et son gratin, Tarte aux pommes avec glace. Vin, cidre et café pour la somme de 18€.
Les inscriptions pour le repas devront parvenir à : J-Yves David 45, Rue Malherbe 76100 Rouen @mail : jeanyvesdavid@orange.fr
(tél. 02 35 73 39 39) au plus tard le vendredi 15 novembre en envoyant un chèque de 18 € libellé à l’ordre de SARL LAFOREST.
L’après-midi le rendez-vous est fixé à 13h45 sur le parking du restaurant pour une boucle de 12 km (2 petites montées).
Pour se rendre à La Haye prendre la route de Gournay-en-Bray (N31). Prévoir 35 minutes du centre de Rouen.
Contact J-Yves : 06 81 23 82 95.

La Haye
La commune de La Haye a été souvent rattachée à sa voisine Croisy-sur-Andelle au XIème siècle puis entre 1790 et 1848. L’église actuelle date de 1848. Située sur un plateau à 173m d’altitude la commune compte 316 habitants.

L’Andelle, d’une longueur de 56,8 km, la rivière prend sa source dans le pays de Bray, à Serqueux et se jette dans la Seine dans la boucle de Poses. Non loin de La Haye, elle traverse les communes de Morville-sur-Andelle, Le Héron, Elbeuf-sur-Andelle et Croisy-sur-Andelle.
A Croisy-sur-Andelle elle reçoit la rivière Le Héron (13,8 km).
Jusqu’à la fin du 18ème siècle la vallée était occupée de moulins à blé. Courant 18ème siècle des moulins à foulon se sont établis en aval de la vallée fonctionnant pour les villes lainières voisines Louviers et Elbeuf. Cet âge d’or dure jusque dans les années 1880. Puis fermetures, reconversions et crises ont eu raison de la majorité des sites.

La forêt de Lyons.
C’est une des plus vastes forêts normandes. Bordant la commune de La Haye, elle s’étend sur environ 10.700 hectares.
C’est une des plus belles hêtraies d’Europe.
La forêt qui subsiste aujourd’hui est le reliquat d’un massif forestier ancien bien plus étendu qui couvrait jusqu’au Xe siècle le Nord du Vexin normand. L’exploitation du bois et le défrichage ont entaillé irrémédiablement le massif forestier.
Le bois de hêtre, très recherché, était transporté par flottage sur la Lieure et l’Andelle jusqu’à la Seine où il était acheminé vers Paris ou Rouen. Utilisé sur place comme combustible, il a permis également l’installation de verreries dès le XIIIe siècle. La dernière a fermé en 1878.
En 1790, elle est déclarée bien national et est livrée à la dévastation d’une exploitation anarchique. Vers 1800, elle est dans un état critique, la coupe d’arbres trop jeunes empêchant sa régénération. Ce n’est qu’en 1826 que l’administration forestière, reprenant l’initiative d’une exploitation sévèrement réglementée, redonne à la forêt de Lyons l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui.

Une région verrière
L’importance de la forêt de Lyons a permis de développer pendant des siècles des industries dont le bois faisait partie de la matière première essentielle. C’est le cas pour les fours à chaux, poteries, briqueteries et verreries…
L’activité verrière a été particulièrement intense dans la forêt de Lyons du XIVe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle. 70 verreries s’y installent dont une à La Haye.
Une verrerie ne restait pas toujours au même lieu, car le bois et les fougères autour du lieu de production ne suffisaient plus après plusieurs années de travail à alimenter les feux pour la réalisation du verre. Le verrier demandait alors l’autorisation pour changer d’emplacement.
Trois éléments sont nécessaires à la fabrication du verre : vitrifiant, fondant, stabilisant. Le bois sous forme de cendre, dans la forêt de Lyons du hêtre, la fougère et plus tard la soude de varech servent de fondant. Le sable provenant de la région de Forges-les-Eaux sert de vitrifiant. Le stabilisant se trouve être de la chaux, afin de rendre le verre non-soluble dans l’eau.
En 1685, la plupart du verre de France se fait en Normandie dans la forêt de Lyons.