Dimanche 27 novembre 2022 – SAHURS – Allure soutenue

Corinne et Alain vous proposent une randonnée de 15 km à allure soutenue (moy.5,5 km/h.).
Départ à 9h00 de la mairie.
Contact : Corinne au 06 70 11 49 00

SAHURS
Ce village, contraste avec La Bouille, sur l’autre rive de la Seine, à l’ombre, ramassée sur elle-même au pied des falaises et dont l’activité est essentiellement tournée vers le fleuve. A Sahurs, l’exposition au sud, la fertilité des terrains alluvionnaires, les riches pâturages irrigués tout au long de l’année, la forêt toute proche voue le village à l’agriculture. Sahurs reste aujourd’hui encore un petit bourg à caractère rural. 

Le manoir de Marbeuf
Louis de Brézé, Sénéchal de Normandie, fait construire ce pavillon en pierre de Caumont en 1515 où, après les parties de chasse en forêt de Roumare, il se plait à recevoir ses amis. A 55 ans il épouse la belle Diane de Poitiers qui n’en a que 15 et qui quelques années après sa mort, en 1533, deviendra, après avoir récupéré la fortune du Sénéchal, la favorite du futur roi Henri II déjà marié avec sa propre cousine Catherine de Médicis depuis 1533 alors qu’il n’avait que 14 ans et dont il eut tout de même 10 enfants.
Plus tard, en 1637, c’est dans la chapelle du manoir, construite en 1520, qu’Anne d’Autriche, mariée au roi Louis XIII, vint faire un voeu de paix… et donna ensuite naissance au futur Louis XIV, ce qui fait dire « Sahurs donne un roi à la France ».
La reine, qui avait promis de faire un don s’il lui naissait un fils, remet alors une Vierge en argent d’un poids de près de 6 kg qui y restera jusqu’à la Révolution.
En 1635, cette chapelle, alors dédiée à Notre-Dame-de-la-Paix, prend le nom « du Vœu » selon la volonté de Pierre de Marbeuf (1596 – 1645), poète, né à Sahurs qui vécut au manoir.

L’église Saint-Sauveur
C’est l’ancienne chapelle du château maintenant détruit. Elle fut construite au XIe siècle. Il reste de ce temps un chevet circulaire et une partie de la nef. Le chœur date du XIIe siècle. Ils sont reconnaissables à leurs fenêtres romanes. Dans les murs, on remarque des arcades qui communiquaient avec des collatéraux disparus. La cloche « Marie-Louise » sonne toujours et date de 1738. À l’intérieur, un retable en bois polychrome du XVe siècle représente une mise au tombeau dont les personnages ont les yeux bridés et la barbe en pointe. Saint-Sauveur conserve également une copie d’un tableau de Guido Reni, représentant l’Annonciation et offert par Napoléon III en 1860.

L’ancien château de Soquence
Edifié à la fin du 16ème siècle par Charles Gruchet, conseiller au parlement de Rouen, Soquence abrite une « maison de campagne » typique de la période de la Renaissance en Normandie. Le corps de logis, modeste ici, qui s’organise autour d’une cour centrale, adopte la forme traditionnelle en U : les ailes perpendiculaires sont réservées aux communs, et la partie centrale, découpée en son milieu par une grande arcade, s’ouvre sur une succession de terrasses exposées au sud et dévalant vers la Seine ; on parle à l’époque du « beau et fructueux vignoble de Soquence ». Cet ancien monument est souvent confondu avec le château de Soquence qui est une bâtisse en brique et pierre de 1840 de style néo-gothique.

Le château de Trémauville
Le château, de belle apparence, ouvre ses très nombreuses fenêtres sur la Seine. Il est habité à la fin de l’Ancien Régime par le marquis de Trémauville, seigneur de Sahurs qui lui donne ainsi son nom. Les communs datent du XVIIe siècle, le logis, quant à lui, est reconstruit à la fin du XVIIIe siècle.