Jeudi 24 novembre – HENOUVILLE – Rando Cool ouverte à nos amis non-voyants

Sylvie et Samuel vous donnent rendez-vous à Hénouville sur le parking du cimetière pour un départ à 14h00. Randonnée de 8,5 km sans difficulté.
Contact Samuel : 06 24 91 01 97

HENOUVILLE
L’Histoire de Hénouville est indissociable de celle de Antoine Legendre auteur de la Manière de cultiver les arbres fruitiers (1652). Né au Vaudreuil en 1590, aumônier du Roi Louis XIII et contrôleur des jardins fruitiers de sa Majesté à Fontainebleau, il sera curé de Hénouville de 1622 à 1659. L’abbé Legendre eut à soutenir un procès qui fut terminé grâce à l’intervention de Louis XIII. C’est ce procès qui l’aurait contraint à se retirer à Hénouville. Avec philosophie, en horticulteur averti, il cultivait avec amour le jardin entourant le presbytère ; c’est là qu’il fit pousser les premiers arbres en espalier. Dans son ouvrage il préconise aussi la greffe du poirier sur cognassier.
Antoine Corneille était ami et voisin d’Antoine Legendre : il fut curé de Fréville de 1642 à 1657. Les deux prêtres s’appréciaient et se recevaient régulièrement. C’est à Antoine Corneille plutôt qu’à son frère Pierre qu’on attribue la poésie  »Le presbytère d’Hénouville ».
L’abbé Legendre est inhumé dans l’église.

L’église paroissiale dédiée à Saint-Michel est mentionnée au XIème siècle dans la charte de fondation de l’Abbaye Saint-Georges de Boscherville. Celle que l’on peut voir actuellement a subi de nombreux remaniements. La nef du XVIème  siècle est à charpente apparente, éclairée par cinq belles fenêtres de style gothique. Le clocher, formant un porche, est éclairé de deux étages de fenêtres à réseau flamboyant. La tour est terminée par un dôme de forme campanulée à huit pans et recouvert par une calotte en plomb. A l’intérieur, les fonts baptismaux datent du XIVème siècle.

Graffiti représentant des navires. Ce type de graffiti se retrouve sur de nombreux bâtiments ou églises de la côte Normande, des rives de la Seine, de l’Eure, de l’Orne ou encore de la Touques et de la Dives.
Les graffiti, moyen d’expression populaire, étaient dessinés selon les situations soit comme un passe-temps, soit pour exprimer une passion. Ceux réalisés dans les lieux de culte l’ont très certainement été en signe de reconnaissance par des marins, population souvent exposée aux dangers de la navigation.
Ces gravures laissées par l’homme fournissent une intéressante et précieuse iconographie sur les navires au cours des siècles. Ces dessins ont été exécutés par des marins qui connaissaient bien ces navires et non par des artistes. Ils ont donc l’avantage de représenter les traits essentiels des bâtiments (coque, mâts, voilure) sans effets artistiques.
Aucun des graffiti présents sur l’église d’Hénouville n’est antérieur au XVIe siècle,