Jeudi 26 avril 2018 – CANTELEU – Rando santé

2018

Samuel et Nicole vous donnent rendez-vous à 14h sur le parking place Martin Lutter King  pour un parcours de 5 km sur le sentier botanique. Vous pouvez-vous y rendre en empruntant la ligne Téor T3 – Arrêt Hôtel de ville.
Bien se renseigner sur les conditions de participation à respecter notamment en matière de santé soit sur le site internet ou auprès du responsable de la randonnée Samuel au 06 24 91 01 97 ou par mail : s.bunel@sfr.fr

Croisset et la maison de Flaubert

Le hameau de Croisset, étiré au bord de la Seine était tout à fait campagnard au milieu du XIXe siècle, mais il est devenu aujourd’hui une zone industrielle longée par le Boulevard Flaubert qui le coupe du fleuve. Le pavillon Flaubert au 18 quai Gustave Flaubert à Croisset fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 18 avril 1914. Des visites du lieu sont organisées par l’Office du tourisme de Rouen.

Maison de famille où les Flaubert se retrouvent après la mort du père, chirurgien-chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen où il occupe un logement de fonction (aujourd’hui Musée Flaubert et d’histoire de la médecine) et de la sœur de Gustave en 1846. La maison, propriété de sa mère veuve, deviendra le domicile de Gustave Flaubert et son lieu de travail, et, malgré les difficultés financières des héritiers, il y habitera jusqu’à sa mort en 1880. En effet, la propriété de Croisset appartenait depuis 1872 à sa nièce Caroline, épouse Commanville, à qui sa grand-mère Madame Flaubert l’avait léguée à sa mort, à la condition expresse que Gustave y ait un endroit pour dormir et travailler, ce qui fut respecté.

Ce pavillon au bord de l’eau, sa nièce le décrit ainsi : « Le petit salon, tel était le nom que nous lui donnions, a toujours été un lieu de réunion…. Il était meublé d’un mobilier Empire acajou et drap rouge ; ses quatre fenêtres avaient des rideaux de calicot blanc bordés de rouge ; deux bibliothèques remplies de livres avaient été faites exprès pour s’adapter aux deux côtés de la porte d’entrée, et un large bureau se dressait au milieu de la pièce. Sur ce bureau, mon oncle n’a jamais écrit».

Il y a reçu souvent ses amis Maxime Du Camp et Louis Bouilhet, et des écrivains avec lesquels il avait des affinités comme Théophile Gautier, les frères Goncourt, George Sand, Ivan Tourgueniev, José-Maria de Heredia, Emile Zola, Alphonse Daudet ou Maupassant.

Flaubert aimait le cadre paisible de cette Normandie campagnarde, rêvant en regardant les bateaux sur la Seine sur laquelle il canotait avec plaisir dans sa jeunesse, mais en vieillissant « presque jamais Flaubert ne quittait [son] cabinet de travail, n’aimant pas marcher » note Maupassant dans ses souvenirs. Cette « horreur de l’exercice » est soulignée aussi par les Goncourt.

Voyageant de moins en moins, Flaubert mérita ainsi de plus en plus son surnom d’« ermite de Croisset ». C’est son unique domestique, Julie, qui le trouva mourant au milieu de ses manuscrits le soir du 8 mai 1880, après une attaque cérébrale.

La maison, qui se dégradait, et que les propriétaires, les Commanville (la nièce de Gustave et son mari) n’avaient plus les moyens d’entretenir fut vendue. Une société industrielle la racheta et la rasa pour bâtir une distillerie de grains en 1882, 2 ans après la mort de Flaubert.

Le pavillon de jardin a été sauvé et acheté en 1905 par la Société des amis de Flaubert : il a été donné à la ville de Rouen en 1906 pour y aménager le petit musée où l’on peut voir un portrait de Gustave Flaubert, quelques feuilles manuscrites et quelques objets ayant appartenu au grand écrivain comme un encrier ou des pipes.

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