Mardi 18 janvier – QUINCAMPOIX – avec nos amis non-voyants

Yvette et Marie-Laurence vous donnent rendez-vous pour un départ à 14h00 du parking du nouveau cimetière (rue de Cailly), pour une boucle de 11,5 km. Un passage délicat, qui selon les conditions climatiques peuvent justifier l’utilisation des bâtons.
Contacts : Yvette au 06 74 18 02 96 ou Marie-Laurence au 06 76 12 21 43

Quincampoix
Jusqu’à la Révolution, l’église a été le seul monument public. Son rôle n’était pas limité à la célébration du culte. À l’issue de la messe paroissiale ou des vêpres, s’y tenaient des assemblées délibératives, ou étaient prises des décisions qui engageaient la vie de la communauté. Lieu de culte et lieu de réunion, l’église était la propriété d’une personne morale, la Fabrique. Appelée aussi le Trésor, elle désignait un ensemble de décideurs (clercs ou laïques) nommés pour assurer la responsabilité de la collecte et l’administration des fonds et revenus nécessaires à la construction et à l’entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse.
Les revenus de la Fabrique provenaient des quêtes et offrandes, mais pas seulement : la location des places de bancs dans l’église, par exemple, était aussi un revenu régulier bien souvent perçu annuellement à date fixe.
La gestion des fonds au jour le jour était confiée à un trésorier en charge. Un an à l’avance, l’assemblée des paroissiens désignait son successeur : le trésorier du Plat des Trépassés. Comme son nom l’indique, il collectait les fonds destinés à faire dire des messes pour les défunts. Les fonctions des trésoriers prenaient fin le jour de la Pentecôte.
Dans chaque paroisse, l’encaissement de l’impôt se faisait sous la responsabilité d’un percepteur occasionnel, le collecteur principal des tailles. Ce travail n’était pas basé sur le volontariat et on l’effectuait à tour de rôle.
Le curé et la paroisse sont soumis à une surveillance soutenue de la part des autorités religieuses. Le registre de la fabrique signale le passage fréquent de l’archidiacre ou, à son défaut, du doyen de Cailly.
Le curé intervient comme relais entre le gouvernement et la population locale. Situation équivoque qui ne choquait personne dans un pays ou le catholicisme était religion d’état. La confusion des genres était la règle. En 1695, Louis XIV ordonna l’édification de croix aux carrefours. Quincampoix eut deux calvaires en bois qui furent entretenus jusqu’à la Révolution.
À l’imitation du seigneur qui avait son banc attitré à l’église, les familles nobles de la paroisse, dans le dernier quart du XVIIe siècle, se font concéder des places réservées.
La Charité était une association qui existait dans la plupart des paroisses et dont la mission était de s’occuper des funérailles des fidèles. Elle tenait à la fois de la compagnie de pompes funèbres et de la confrérie censée contribuer à l’édification de ses membres. Elle était placée sous la protection du patron de l’église paroissiale, auquel s’ajoutaient d’autres saints. À l’instar de nos modernes associations, chaque Charité était dotée de statuts approuvés par l’autorité diocésaine.
A la Révolution, les biens ecclésiastiques sont mis à la disposition de la Nation. Les actifs des Fabriques sont déclarés propriété nationale (1793). En 1802, les Conseils de Fabriques sont partiellement rétablis puis définitivement supprimés par la loi de séparation de l’église et de l’état en 1905.
Dans les trois départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin les fabriques subsistent comme établissements publics.

L’église Sainte-Marguerite
De style néo-gothique, elle a été édifiée en 1868 à l’emplacement de l’église originelle qui datait du XVème siècle. Sa cuve baptismale date du XIIIème siècle.
Un vitrail représente Jeanne d’Arc de passage à Quincampoix lorsqu’elle est conduite à Rouen pour y être jugée.