Samedi 26 novembre – ISNEAUVILLE

Jeannette, Eric, et Hubert vous donnent rendez-vous sur le parking du collège  d’Isneauville (Lucie Aubrac) pour un départ à 13h30, pour une randonnée vallonnée de 12,5 km.
Contact : Hubert au 06 81 03 53 58

ISNEAUVILLE
Jusqu’au Xème siècle, il y avait une grande forêt à la place d’Isneauville : la forêt de SILVEISON.
Tout a commencé avec les moines de l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen, gardiens des précieuses reliques de Saint Ouen, homme politique et religieux qui vécut au 5ème siècle. Après s’être réconciliés avec Rollon au Xème siècle, les moines reçoivent en don les forêts situées au nord de Rouen. Ils vont essarter ces terres : ils abattent les arbres et nettoient le terrain pour y faire des cultures : c’est ce qu’on a appelé  » l’essartage de l’Abbaye de Saint Ouen « . Et lorsque les moines ne cultivent plus la terre, des paysans s’installent au manoir d’Isnel qui s’appellera bientôt ISNELVILLA. Au cours des années ce nom va évoluer en INEAUVILLE, IGNEAUVILLE, ….et finalement ISNEAUVILLE. Autour de ces colons, un village se développe et une église est construite. Au XIIème siècle, l’Evêque de Rouen donne l’église d’Isneauville aux moines de Saint Ouen pour subvenir aux besoins de leur infirmerie, située dans le village.
C’est aussi à cette époque que la Forêt de Silveison devient  » la Verte Forest « .

Et en se promenant à Isneauville, on peut trouver ça et là des traces du passé : la rue de la Houssaye, le bois de la Houssaye, le bois de Lessart, la rue d’Isnel, ainsi que l’église Saint Germain qui comporte toujours son clocher du XIIème siècle ; La partie haute, en briques, ayant été refaite sous Louis XVI. En 1876 la nef est doublée de deux imposants bas-côtés.
On peut admirer les belles fenêtres du chœur qui ont conservé quatre vitraux de 1553 ainsi que deux peintures murales et des éléments de retable placés dans le chœur et dans l’enceinte des fonds baptismaux qui datent du XVIIème siècle.
Un colombier, datant du XVIIème siècle, en brique, il fait partie intégrante du Manoir des pépinières. Cette construction, sans recherche particulière de décor, respecte la structure classique du colombier à pied. Elle a été récemment couverte d’un nouveau toit de chaume.