Informations générales sur la chasse

 

chassesetchasseursPhotos extraites du blog d’Anne-Marie et Jean-Marie Hardouin, photographes animaliers et défenseurs de la nature
http:/www.naturesauvage76.com

 

Pour pratiquer notre activité favorite, nous devons donc connaître et prendre en compte l’activité de chasse.

La légitimité du droit d’utiliser la forêt s’appuie sur plusieurs critères :

  • Chemin ouvert à la circulation publique : chemin rural. Une ligne forestière n’est pas un chemin mais une simple limite.
  • le droit civil du propriétaire forestier à disposer de son bien (propriétaire individuel, association forestière, commune, Etat). Contrairement à une croyance bien ancrée, les forêts ne sont accessibles au public que si le propriétaire le tolère, ou mieux, l’autorise clairement : convention de passage, délibération communale… De même, les prélèvements dont la cueillette (muguet, champignons …) ou la chasse dépendent de la volonté du propriétaire.
    Le randonneur n’est donc officiellement admis que sur des voies autorisées.
  • Les chasseurs sont des locataires munis d’un bail tout comme certains d’entre-nous occupent une habitation qui ne leur appartient pas. Par transfert d’obligations liées au droit de chasse – donc de propriété – ils ont, par contrat, obligation de gérer les gibiers et réguler la faune nuisible par arrêté préfectoral et bien souvent ont en charge le nettoyage des lignes, le maintien des zones humides…Lorsqu’ils opèrent dans les forêts à caractère public, ils le font sous le contrôle de l’ONF (Office National des Forêts)
  • Il existe un code de la chasse, partie intégrante du code de l’environnement (Ministère de l’Agriculture) qui impose aux chasseurs :
      1. un permis obtenu après un examen d’Etat, insistant sur le respect de règles de sécurité.
      2. la nécessité de réguler les populations de gibiers pour tendre durablement vers la préservation du milieu.
      3. réparation financière des dégâts infligés aux cultures agricoles par le gibier
      4. limitation à deux jours hebdomadaires (le mercredi sans chasse n’est plus inscrit dans la loi)

    Toutefois, l’information des jours, heures et territoire chassés a priori n’est pas facile à obtenir sauf si vous connaissez personnellement les présidents de toutes les sociétés de chasse opérant dans la zone où vous voulez randonner. Les conseils du genre adressez-vous à la mairie ne pourront vous donner qu’un aperçu pour les bois communaux alors que votre itinéraire vous fera peut-être changer de propriété.

    CONDUITE A TENIR EN TRAVERSANT UNE BATTUE

    • Prendre contact avec le premier chasseur posté pour connaître l’étendue du territoire chassé et la situation en cours.
    • Regrouper les randonneurs pour traverser ensemble sur le chemin, sans bruit ni agitation inutiles.
    • Apprendre à faire la différence entre situation de chasse et action de chasse proprement dite, quand les chiens aboient, par exemple. Dans ce cas il vaut mieux s’arrêter et attendre que l’action s’éloigne, ce qui est généralement très rapide.

ACCIDENTS

La chasse est une discipline où le risque zéro n’existe pas. Les accidents ne sont pas dus à la fatalité. Mais l’imprudence est souvent tragique.

(Extraits du bilan annuel de l’ONCFS)

Le réseau « Sécurité à la chasse » de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) vient de procéder à l’analyse détaillée des circonstances des accidents répertoriés entre le 1er juin 2016 et le 31 mai 2017.

Le nombre total d’accidents de chasse relevés durant la saison s’élève à 143, un chiffre en baisse par rapport à celui de la saison précédente, qui s’inscrit également dans la tendance baissière observée depuis près de 20 ans.

Sur les 143 accidents relevés, 18 accidents mortels restent néanmoins à déplorer (44 en 2011/2012). 3 sont intervenus durant une chasse au petit gibier (dont 2 auto-accidents) et 15 lors d’une chasse au grand gibier (dont 1 auto-accident).

Aucun non chasseur ne figure parmi les victimes d’accidents mortels.

Les principales causes d’accidents mortels sont les suivantes :
– Le tir dans l’angle des 30 degrés (50 % des accidents),
– La mauvaise manipulation de l’arme (27 %),
– Le tir sans identification (16 %).

La très grande majorité des accidents mortels est liée à un manquement aux règles élémentaires de sécurité et démontre qu’il n’y a aucune fatalité.

Les Fédérations Départementales des Chasseurs, la Fédération Nationale des Chasseurs et l’ONCFS continueront à s’investir sans relâche dans la sécurité. Depuis plus de 20 ans, les actions de sensibilisation, les supports pédagogiques et les outils de communication ont été multipliés et contribuent à la baisse significative des accidents.

En atteste, d’ici la fin de l’année 2017, un partenariat pilote entre la fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime et l’ONCFS qui sera mis en œuvre dans ce département. Il a pour objectif de constituer un réseau de référents « Sécurité à la chasse », dûment formés et chargés de conduire des actions de sensibilisation auprès des présidents de société de chasse, des directeurs de battue et des chasseurs en général.
D’autres initiatives locales, adaptées aux spécificités du terrain, ont été mises en place par ailleurs comme, par exemple, dans le département du Doubs, qui a obtenu un résultat significatif.

La FNC et l’ONCFS encouragent ces bonnes pratiques locales qui sont toujours construites sur les retours d’expérience et le pragmatisme.

Les informations contenues dans cette page proviennent de divers Comités de Randonnée Pédestre dont celui de la Côte d’Or

Jours chassés en Normandie